Le dialogue franco-allemand reste dans l’impasse sur l’euro


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« Envoyer des signaux positifs à Berlin », comme l’énoncent souvent les responsables français, ne suffirait ni à restaurer la compétitivité française, ni à convaincre l’Allemagne de se lancer dans un système de transferts aussi illimités que les déséquilibres qu’ils seraient censés compenser.


Malgré le soulagement suscité par la défaite de l’extrême droite, l’idée selon laquelle l’élection présidentielle française marquerait le reflux de la vague populiste apparaît toutefois illusoire. En ce qui concerne ses implications européennes en particulier, l’espoir d’une normalisation de long terme repose sur l’hypothèse que le populisme relèverait d’un simple accès de fièvre politique appelé à se dissiper sous l’effet de réformes structurelles et d’une inflexion fédérale de la politique européenne. La probable persistance du populisme dans les années à venir devrait rendre nécessaire une compréhension politique plus approfondie des déséquilibres européens et des failles qui affectent les économies nationales, en particulier sur le plan technologique.

Il est fréquent d’entendre, à Paris, qu’Angela Merkel aurait un plan secret visant à procéder à un saut fédéraliste et à mettre en place une sorte d’union de transferts au sein de la zone euro ; ce qui permettrait, dès lors, de desserrer l’étau qui pèse sur l’économie française. Ce plan serait prétendument activé une fois que Paris aurait « fait le boulot » et restauré sa crédibilité, en réduisant son déficit public et en réformant le marché du travail. Bien qu’il puisse sembler, à première vue, que ces attentes découlent d’une connaissance étroite de la politique allemande, elles illustrent davantage l’incompréhension qui tend à s’installer entre les diverses élites européennes.
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19.05.17

Istacec

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