680 millions de personnes chassées par la montée des eaux, prévoit le Giec






Hausse du niveau des mers, fonte accélérée de la banquise, dégel du pergélisol : le rapport du Giec publié mercredi 25 sur les océans, la banquise et les glaciers revoit dans un sens pessimiste ses prévisions. Une piste de prévention urgente : protéger les écosystèmes. Pour établir cet état des connaissances scientifiques, plus de cent chercheurs ont étudié les conséquences du changement climatique sur les écosystèmes océaniques, côtiers, polaires et de montagne.






Au total, un quart des habitants de la planète est directement menacé par les conséquences du changement climatique sur l’océan et la cryosphère. Les zones côtières abritent 28% de  la population mondiale, dont 11% vit  à moins de 10 mètres au-dessus du niveau de la mer, et près de 10% de  la population mondiale vit dans les régions arctiques ou de haute montagne.

Le rapport du Giec montre une accélération de la hausse du niveau des mers à l’échelle mondiale. Jusque dans les années 2000, cette élévation était majoritairement pilotée par la dilatation thermique des océans : en se réchauffant, l’eau de mer se dilate et occupe un volume plus important. Ce phénomène est toujours à l’œuvre, mais les scientifiques considèrent que l’accélération de la hausse du niveau des mers est principalement imputable aux fontes massives des calottes glaciaires du monde entier, et plus particulièrement au Groenland et en Antarctique. La perte de masse de la calotte glaciaire de l’Antarctique sur la période 2007-2016 a notamment triplé par rapport à 1997-2006.

Les projections d’élévation moyenne du niveau de la mer ont été revues à la hausse depuis les précédents rapports : si l’humanité ne fait rien pour diminuer drastiquement ses émissions de gaz à effet de serre, le Giec estime maintenant que la hausse pourrait dépasser 1 mètre en 2100 (selon le scénario RCP 8.5). Cette tendance menace directement près de 680 millions de personnes vivant dans les zones côtières de basse altitude, soit 10% de la population mondiale. Les inondations et les cyclones tropicaux intenses devraient se multiplier et certains états insulaires devenir inhabitables. La montée des eaux risque aussi de submerger des zones humides côtières précieuses, car elles protègent le littoral des tempêtes et de l’érosion, tout en capturant d’importantes quantités de carbone. Près de 50% des zones humides côtières ont déjà été perdues au cours des 100 dernières années.

La suite ici  : 680 millions de personnes chassées par la montée des eaux, prévoit le Giec

26.09.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.