A Bilzen, une limite a été franchie 








Un tel climat délétère présente le danger de voir le fossé se creuser entre les responsables politiques et l’opinion publique. Ce sont les premiers nommés, sans oublier les médias, qui ne prennent plus les discours et actes de haine pour ce qu’ils sont : l’expression inquiétante d’une idéologie extrémiste au sein d’une minorité de la population. L’incendie de Bilzen requiert dès lors transparence d’un côté et vigilance de l’autre.




« Qu’on laisse tout simplement ces bronzés partir en fumée. » Tels sont les mots prononcés par une voix quelque peu éméchée et manifestement enthousiaste dans une vidéo qui circulait sur les réseaux sociaux et que TVL, chaîne de télévision de la province du Limbourg, a relayé par la suite. Les images montrent le centre d’accueil « Ark van Noé », situé à Grote Spouwen dans la commune de Bilzen, en proie aux flammes.

L’endroit était censé accueillir 140 demandeurs d’asile dans un mois. Des hommes, des femmes et des enfants venant d’Amérique du Sud, de Turquie et de Syrie. « Dommage que le bâtiment soit encore inoccupé », « quoi qu’il en soit, les auteurs méritent une médaille », « enfin un courageux qui joint le geste à la parole » ou « il faut en effet passer à l’acte si notre voix n’est plus entendue », peut-on notamment lire dans le fil des commentaires sur Facebook.

Faut-il s’étonner de ces réactions ? Bien sûr que non. Plus maintenant. Ce que l’on pensait tout bas et exprimait à haute voix en cercle fermé autrefois est, depuis quelques années, crié sur les toits sans le moindre complexe. Fièrement. Souvenez-vous de ce jeune homme de 15 ans, habitant de Genk et d’origine marocaine, qui est décédé dans un accident de quad. À l’époque, la déferlante de propos ouvertement racistes était telle que De Morgen y avait consacré sa une.

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14.11.19

Istacec

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