À Lesbos en Grèce, le camp de Moria ou «l’enfer sur terre»


Lesbos

 

 

« À présent, l’hiver arrive et les conditions météorologiques empirent. Il pleut beaucoup. Tout est trempé : les habits, les couvertures, le peu de choses qu’ont les gens. La nuit, ils dorment dans des plaids mouillés sous des tentes qui peuvent s’effondrer à tout moment »

 


Les conditions de vie dans le camp grec de Moria sont particulièrement pénibles pour les personnes« vulnérables », selon Oxfam. Le réseau d’associations humanitaires appelle a un sursaut européen immédiat, alors que le froid s’intensifie. Principal centre européen d’enregistrement et de contrôle des demandes d’asiles (les fameux « hotspots »), le camp est saturé. Il accueille près du double de sa capacité initiale et voit arriver jusqu’à 2 000 nouveaux réfugiés chaque mois. Si un certain nombre est renvoyé vers la Turquie, la vie dans le camp est extrêmement précaire.

« La situation à Moria dépasse l’entendement. Je viens régulièrement depuis 2017 et à chaque fois, je pense que ça ne pourra pas être pire à la visite suivante. En fait si», raconte Maria**, qui travaille au Conseil grec pour les réfugiés (CGR).

À la boue, aux rats, au froid, à l’insécurité (deux tiers des prisonniers déclarent la ressentir), à la promiscuité et au manque d’hygiène (« on dort à 25 femmes dans une tente, avec un seul cabinet de toilette, qui en plus peut être utilisé par tout le monde. Il est vraiment très sale mais nous devons nous laver dedans malgré tout », raconte Clara**, une femme de 36 ans originaire du Cameroun), s’ajoute le manque de personnel soignant.

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12.01.19

Istacec

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