« À toi qui liras cette lettre en 2100 »


lettre

 

« Il y a donc de grandes chances que nous te laissions une sale situation. J’espère qu’elle n’a pas empiré par rapport à ce que nous envisagions. J’espère surtout que ce changement climatique n’a pas entraîné de guerre – c’est ma plus grande crainte. Mon seul réconfort ? Vous pouvez faire les choses mieux que nous.« 

 

 

 


Face au changement climatique, nous connaissons les risques, nous connaissons les causes et nous connaissons les solutions. Et pourtant nous n’agissons pas, ou pas assez, déplore Gabriel Simeon, journaliste indépendant spécialiste de l’environnement. Dans cette lettre ouverte aux générations futures, il imagine le monde en 2100 dégradé par notre inaction et appelle nos descendants à en tirer les leçons : « Nous pouvions encore changer le cours des choses en 2018 » et nous n’avons rien fait. Un message qu’il serait salvateur d’entendre dès aujourd’hui…

Tu vis sans doute aujourd’hui dans un monde où les températures sont plus élevées qu’à mon époque, où les inondations sont plus courantes, où certaines ressources naturelles sont épuisées, où les stations de ski sont devenues rares, où des plages où nous allions nous baigner ont disparu, où certaines espèces d’animaux et de plantes n’existent plus ou ont migré ailleurs.

Voilà ce que les scientifiques de mon époque prévoyaient pour la fin du XXIesiècle à partir des informations et des moyens dont ils disposaient. Ces changements sont dus à ce que nous appelions le changement climatique. Ce phénomène global a été enclenché à partir du XIXe siècle par les activités humaines – recours au charbon, au pétrole et au gaz enfouis sous terre, déforestation, agriculture intensive… – qui ont conduit à une augmentation des gaz à effet de serre présents dans l’atmosphère (dioxyde de carbone, méthane et protoxyde d’azote principalement) et ont entraîné un dérèglement du climat que nous connaissions.

C’est arrivé parce que nous n’avons pas renoncé à nos petites habitudes de vie polluantes, ou que nous n’avons pas été assez nombreux à le faire. Nous avons continué d’utiliser des moyens de transports polluants pour nous déplacer, comme l’avion et la voiture, continué de chauffer nos maisons avec des sources d’énergie polluantes, comme le gaz et le fioul, continué de consommer des produits polluants à produire, comme le bœuf ou le lait de vache – la liste est longue.

La suite ici  :  « À toi qui liras cette lettre en 2100 »

20.10.18

Istacec

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