Accord a minima de l’UE sur les réductions d’émissions de CO2 des voitures


minima

 

 

Angela Merkel a toujours joué carte sur table : sa priorité est de préserver son puissant secteur automobile, et les dizaines de milliers d’emplois liés, d’une conversion trop rapide à l’électrique.

 


Et à la fin… c’est l’Allemagne – et les constructeurs automobiles – qui gagne. Mardi 9 octobre, à l’issue d’une journée marathon de plus de treizeheures de discussions et pas moins de trois tours de négociations serrées, les vingt-huit ministres de l’environnement de l’Union européenne (UE), réunis à Luxembourg pour un Conseil crucial, ont accouché, dans la douleur, d’un compromis sur les normes d’émissions de dioxyde de carbone (CO2) qui s’appliqueront aux voitures commercialisées à partir de 2020.

Ils ont fixé un objectif de réduction de 35 % d’ici à 2030, avec un seuil intermédiaire de 15 % en 2025. Soit un cap bien moins ambitieux que celui de 40 % (et 20 % à l’horizon 2025) arrêté par le Parlement européen le 3 octobre.

Pourtant, mardi matin, en début de réunion, une majorité de pays membres – dix-sept en tout – plaidait pour une réduction ambitieuse de 40 %. La France, donc, mais aussi la Suède, le Danemark, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas, le Portugal, Malte, la Slovénie… Ils ont été mis en minorité, l’Autriche, chargée de la présidence tournante de l’UE, ayant penché en faveur des arguments de l’Allemagne et de ceux du groupe de Visegrad (Pologne, République tchèque, Slovaquie, Hongrie), de la Bulgarie et de la Roumanie.

La suite ici : Accord a minima de l’UE sur les réductions d’émissions de CO2 des voitures

11.10.18

Istacec

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