L’addiction au smartphone n’est pas une addiction



L’addiction désocialise toujours parce que la personne est totalement centrée sur la satisfaction de ses besoins. Cela est vrai pour les addictions comportementales comme pour les addictions avec produits. L’héroïnomane cherche à retrouver les effets que la drogue provoque en lui et en lui seul. A l’opposé, la technologie – c’est à dire les applications sociales comme Facebook, Instagram etc. – aident à construire des liens.


Une étude publiée récemment dans « Frontriers in Psychology » montrent que ce qui est considéré comme dysfonctionnel dans l’utilisation du smartphone est en fait social. Pour le dire autrement, là où certains veulent voir de l’addiction, il faut voir les effets de notre besoin fondamental d’être en lien avec d’autres êtres humains. Ce besoin est si intense que les auteurs n’hésitent pas à parler d’addiction sociale

Après avoir revu la littérature sur l’usage problématique du smartphone, Samuel VEISSIERE et Moriah STENDEL  arrivent à la conclusion que ces usages problématiques ont tous en commun de satisfaire un besoin de relation. Le modèle utilisé par les auteurs est biologique. En effet, ils considèrent que la relation de la personne avec son smartphone est comparable à celle qu’un rat peut avoir dans une boîte à Skinner. L’hyperconnectivité apporte des réponses qui sont interprétées comme des récompenses par le cerveau ce qui conduirait, du fait de la fréquence et de l’intensité des stimulations, à des usages problématiques. Là encore, il est possible de discuter voire de critique ce modèle  basé sur le renforcement positif intermittent mais l’important est de voir qu’il apporte des éléments de solution.


La suite ici : L’addiction au smartphone n’est PAS une addiction

14.03.18

Ana

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