L’affaire Black M, ou la vengeance de la France de Sardou


Black M

La montée de haine autour du concert que le rappeur devait donner aux commémorations de Verdun est un miroir de celle qui touchait le chanteur, de l’autre côté de l’échiquier politique, à la fin des années soixante-dix.

Quand le concert de Black M a été annulé, le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants Jean-Marc Todeschini s’est fâché, lâchant le mot en F qui mobilise les gauches: « C’est le premier pas vers le fascisme », a lancé le socialiste, et sans doute était-il sincère, quand les extrêmes droite du web et de la politique transformaient un chanteur en incarnation de l’anti-France, et un concert pour adolescents en une injure faite aux morts de la Grande Guerre, jusqu’à écoeurer la mairie socialiste de Verdun… Audrey Azoulay, la ministre de la Culture, a dénoncé depuis Cannes le « coup de force inacceptable » d’un « ordre moral nauséabond et décomplexé ». La gauche est belle, quand elle se dresse après la défaite… Mais sincérité n’est pas raison. Ou alors, il faut aller jusqu’au bout d’une situation.

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Ana

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