Affaires courantes, affaires trébuchantes






Dans un contexte fédéral incertain, les décollages à la chaîne de personnalités politiques belges vers le Conseil européen, le Conseil de l’Europe et la Commission européenne donnent une impression de « panique à bord ». Et cette désignation sous le soleil d’août mais à l’ombre de la rue de la Loi relève d’une culture politique « à l’ancienne » et de « l’entre soi » que l’on espérait révolue depuis l’affaire Publifin. 




Depuis l’acceptation officieuse de la démission du gouvernement par le Roi le 21 décembre 2018, celui-ci est en affaires courantes. Cela le confine à la gestion quotidienne, aux affaires urgentes et à l’aboutissement de procédures décidées en période non suspecte. Il s’agit d’un principe capital pour protéger la démocratie parlementaire.

Face à un gouvernement démissionnaire, la Chambre est privée de son arme de contrôle politique : un gouvernement démissionnaire ne peut pas tomber plus bas. En outre, ce gouvernement est (fortement) minoritaire : il ne représente que 38 sièges sur 150 à la Chambre. Limiter ses pouvoirs est donc central pour garantir une légitimité démocratique aux décisions étatiques. La décision de proposer un candidat à la Commission est-elle une décision urgente ? On peut en douter. Le calendrier européen est connu et n’empêchait pas d’impliquer la Chambre en amont.

La suite ici : Affaires courantes, affaires trébuchantes

31.08.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.