Afghanistan 2018, le chaos et les Taliban


Afghanistan 2018

Les Américains ont raté la paix. Ils ont refusé toute idée de state building alors que ce pays dévasté pendant déjà plus de 20 ans à l’époque en aurait eu bien besoin. Le choix de mener la guerre en Irak a achevé de faire passer l’Afghanistan au second plan à une époque où gagner la paix, notamment en aidant les campagnes et en menant une diplomatie active au niveau régional, aurait été possible. Mais se limiter à la critique de la politique afghane de Washington n’est pas suffisant. Il faut prendre en compte, d’une part, les problèmes associés au gouvernement légal afghan et, d’autre part, la capacité de résilience des Taliban sur le terrain.


Entre les 20 et 28 janvier 2018, Kaboul a été frappé à trois reprises par un terrorisme urbain faisant au moins 130 morts. Les Taliban ont revendiqué deux de ces trois attaques, l’une ciblant l’hôtel Intercontinental de Kaboul (20 janvier) et l’autre consistant en une terrible attaque à l’ambulance piégée (27 janvier).

Daech n’est pas en reste, avec une attaque menée près d’une académie militaire dans la capitale (28 janvier), mais aussi le ciblage des bureaux de l’ONG Save the Children à Jalalabad (25 janvier).

Au-delà de l’actualité, terrible, il faut avoir en tête l’état des lieux en Afghanistan en 2018. Selon une étude réalisée récemment par la BBC, sur plusieurs mois, le gouvernement légal afghan ne tient véritablement que 30 % du pays. Sur le reste du territoire, où réside 50 % de la population afghane, les Taliban ont au moins une « présence physique ouverte et active ». Comment expliquer un tel désastre ?


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29.03.18

Istacec

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