Turquie: une agence de presse entièrement féminine défie le pouvoir


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« Nous n’écrivons jamais ‘Une femme a été tuée’, mais ‘Un homme a tué sa femme’, détaille Deniz. C’est l’homme le sujet, c’est l’homme qui tue. Et puis souvent, les médias turcs montrent la photo de la femme avec des tenues provocatrices. Ce n’est pas de l’info. C’est de la pornographie. »


Dans le sud-est de la Turquie, Jin News, une agence de presse intégralement composée de femmes lutte pour survivre, malgré la censure et les arrestations. Son but : porter la voix des femmes, dans un pays qui s’enfonce de plus en plus dans l’autoritarisme.

« Désolée de vous répondre aussi tardivement. Une de nos journalistes a été arrêtée. » A notre arrivée à Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, Deniz*, la traductrice de Jin News, nous met directement dans l’ambiance. Sa rédaction se prépare à célébrer Newroz, la fête la plus importante de l’année chez les Kurdes. Alors l’arrestation de Duygu Erol, leur correspondante à Ankara, ajoute du travail à la petite agence de presse déjà surmenée.

Les journalistes de Jin News (« Femme » en kurde) sont connues en Turquie. Pour leur couverture de l’actualité, certes, mais aussi parce que c’est la seule agence de presse intégralement féminine de Turquie. « Je les ai rencontrées lors d’un reportage à la frontière syrienne. Elles m’ont fait  signe qu’elles rentraient, en désignant leur chauffeur. C’était aussi une femme ! », raconte un photographe.


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21.04.18

Istacec

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