Allemagne. Un accord de gouvernement mal aimé


accord de gouvernement

Ce n’est donc pas solliciter exagérément la situation politique allemande que de la décrire comme rejoignant dans la crise celle de nombreux autres pays européens. Mais, comme à chaque fois, le rejet des anciennes formules et des partis de gouvernement ne s’accompagne pas d’une alternative claire.


Les temps ne sont plus ce qu’ils étaient. L’accord intervenu entre la CDU/CDS et le SPD suscite plus de polémiques que de liesse des deux côtés. À tel point que le quotidien Süddeutschezeitung s’est interrogé : serait-il entériné par les membres du CDU s’ils devaient voter comme au SPD ?

Au CDU, c’est la perte des ministères de l’intérieur et des finances qui passe mal, au SPD c’est la double trahison de Martin Schulz qui n’est pas digérée. Il avait promis une cure d’opposition et de ne pas participer à un gouvernement Merkel a titre personnel, et a annoncé vendredi qu’il renonçait à être ministre des affaires étrangères dans le prochain gouvernement si celui-ci voit le jour. En se maintenant, il prenait le risque de porter la responsabilité d’un échec au référendum des militants du SPD qui va se tenir du 20 février au 2 mars.

Sous ces auspices, deux tournées auprès des militants du SPD par sa nouvelle présidente vont simultanément avoir lieu. La nouvelle présidente, Andreas Nahles, va avoir pour mission de les convaincre d’entériner l’accord, tandis que le leader des Jusos, Kevin Kühnert, va les inciter à le refuser. Plus personne ne se hasarde à pronostiquer le résultat.


La suite ici  : Blog de Paul Jorion

11.02.18

Istacec

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