Allemagne : éviter un nouveau mur






Le parti d’extrême droite est arrivé en deuxième position aux élections régionales dans le Brandebourg et en Saxe. Alors que l’Allemagne s’apprête à célébrer le trentième anniversaire de la chute du mur de Berlin, cette fracture politique qui continue de traverser le pays est particulièrement préoccupante. Elle l’est d’autant plus que l’AfD n’est pas seulement plus forte à l’Est ; elle est aussi beaucoup plus radicale. 


Ce n’est pas une surprise. Dimanche 1er septembre, le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) a obtenu des scores particulièrement élevés dans le Brandebourg (23,5 %) et en Saxe (27,5 %), où se tenaient des élections régionales. Dans ces deux Länder d’ex-RDA, l’AfD sera désormais la deuxième force politique au Parlement régional, comme elle l’est déjà depuis 2015 en Saxe-Anhalt et depuis 2016 en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, deux autres régions elles aussi situées à l’est du rideau de fer du temps de la guerre froide.

Dans aucun Land d’ex-Allemagne de l’Ouest, l’AfD n’a conquis de telles positions. En 2013, c’est pourtant dans la banlieue de Francfort, à l’Ouest donc, qu’une vingtaine d’économistes et d’essayistes avaient créé ce parti, dont la principale revendication était de prôner la fin de l’euro et le retour du deutschemark. Depuis, la crise des réfugiés est passée par là, l’AfD a mis l’immigration, la sécurité et l’islam au cœur de son agenda, et le centre de gravité du parti s’est déplacé vers l’Est. « L’AfD est le nouveau Volkspartei [parti populaire] de l’Est », a déclaré, dimanche, Björn Höcke, le leader de l’aile dure du parti, chef de la fédération de Thuringe.

La suite ici  : Allemagne : éviter un nouveau mur

3.09.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.