Le futur du commerce pour Amazon: robots partout, humains (presque) nulle part


robots partout

Mais cette ruée vers les robots amorcée par Amazon ne se limitera pas qu’aux entrepôts. Les livraisons aussi devraient être « robotisées » – puisque l’entreprise américaine planche aussi sur des drones livreurs, via le projet « Prime Air« , encore en phase de test. L’idée : faire voler des appareils sans pilote à 90 km/h, afin de livrer des colis pesant jusqu’à 2,2 kg, en moins de 30 minutes. Les drones pourront couvrir une zone de 25 km – autour des entrepôts. Les délais de livraison seront ainsi encore plus courts, les livreurs humains rayés de l’équation, et les consommateurs ravis.


En 2012, Amazon a commencé par racheter (pour 800 millions de dollars) Kiva, une entreprise de robotique, afin d’automatiser ses centres de distribution, et d’économiser, donc, des milliards de dollars. Dans de plus en plus d’entrepôts du géant du Web, une petite armée de robots se charge des tâches logistiques, afin d’optimiser le stockage et les livraisons – le but de Jeff Bezos, le CEO de la firme, est de livrer un jour au client ses produits en 30 minutes top chrono. Selon la Deutsche Bank, Amazon pourrait économiser 22 millions de dollars par an en introduisant simplement ses robots dans un seul entrepôt, et économiser ainsi des milliards à grande échelle en les répandant dans tous ses centres.

Les ouvriers humains ne sont plus là que pour « flasher » les objets à coup de scanner, et les trier, avant qu’un logiciel leur dise dans quelles étagères les ranger. Puis les machines de Kiva, des robots plats et rectangulaires, se placent sous les étagères, et les déplacent en un clignement d’œil. Une optimisation de l’espace qui permet de mieux gérer les stocks, mais aussi un travail moins pénible pour les employés, selon Amazon. Bien sûr, le monstre du e-commerce oublie les critiques de plus en plus fortes qui visent les conditions de travail de ces derniers, transformés eux aussi en véritables robots, fliqués en permanence (très bientôt, avec des bracelets à ultrasons), soumis à une pression étouffante par leurs managers qui leur demandent d’être le plus performants possibles, et maintenant concurrencés par des machines… Mais passons : pour Amazon, l’automatisation est un moyen d’être avant tout plus productif, en traitant 3 fois plus de produits qu’avant, et en livrant aussi deux, voire trois fois plus vite.

Actuellement, Amazon “emploie” plus de 45 000 robots dans ses entrepôts. Et l’entreprise planche même sur un futur robot auto-apprenant, afin de gagner encore plus en productivité et réduire toujours plus les délais de livraison : le géant du e-commerce finance ainsi les recherches d’une équipe de l’université de Berkeley, qui conçoit un bras robotique capable de manipuler des objets sans les avoir vus auparavant (grâce à des algorithmes de Machine Learning), et qui devrait ainsi permettre de collecter individuellement des produits rangés sur les étagères pour reconstituer les commandes des clients.


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11.03.18

Istacec

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