Anathème. Bienfaisante pauvreté


pauvreté

Comme le rappelait récemment un intellectuel de droite, malgré l’ostracisme dont il fait l’objet, les inégalités sont vivifiantes pour l’économie. Il nous faut donc les cultiver.


Récemment, Eurostat a publié de nouveaux chiffres relatifs au chômage. Il y est notamment indiqué que le risque pour les travailleurs et les chômeurs de connaitre une situation de pauvreté a considérablement crû au cours des dernières années. Le corolaire évident en est que l’ensemble de ces gagnepetits vit dans la crainte d’une fatale dégringolade.

Ce sont bien entendu des chiffres encourageants, puisqu’il est bien connu que les gens ordinaires ne comprennent que la peur et ne se bougent que s’ils sont sous le coup d’une menace suffisante. Là où les gens raffinés, les puissants, les élites seront motivés par l’accroissement de leurs revenus (primes, stock options, incentives, etc.) et de leur pouvoir (strapontins, postes décisionnels, participation à de multiples commissions et conseils d’administration), il faut reconnaitre que la rusticité du vulgum pecus oblige les leadeurs à l’usage de méthodes contraignantes. Ils y répugnent souvent, certes, mais ils se résignent à les mettre en œuvre au nom de l’intérêt général.

Du management par la terreur au contrôle tatillon des chômeurs, en passant par la méfiance envers les malades de longue durée ou le harcèlement des bénéficiaires du CPAS, la menace de privation de moyens d’existence tient donc aujourd’hui une place centrale dans le maintien de la population dans l’état de sujétion et de discipline qui convient à la bonne marche de la société.


La suite ici : Anathème. Bienfaisante pauvreté

31.03.18

Istacec

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