Antisionisme et antisémitisme : un amalgame honteux



 

 




Que des antisémites se fassent passer pour des antisionistes pour échapper à la loi n’autorise pas le législateur à entretenir la confusion. L’antisionisme ne conteste pas l’existence d’Israël, mais la façon dont ce droit est mis en œuvre au détriment des Palestiniens.

 




 

L’antisionisme n’est pas une «forme réinventée d’antisémitisme», comme le prétend à nouveau M. Macron. Il y a un abîme entre l’abjection de la haine raciste et le rejet d’un projet politique discutable. Nombre de juifs, d’ailleurs, furent et sont antisionistes. Quels «arguments» sont avancés pour fonder un tel amalgame ? Il y en a couramment deux.

Le premier est le fait que des antisémites se déguisent en antisionistes pour exprimer leur haine raciste tout en échappant à une sanction judiciaire. Ce fait est indiscutable. Mais en quoi l’utilisation malhonnête d’une invocation de l’antisionisme disqualifie-t-il celui-ci ? L’identité des deux notions n’en est nullement prouvée. Le tortionnaire nazi Eichmann se disait kantien… Faut-il rendre Kant responsable de la Shoah sous prétexte qu’un criminel antisémite se déclare kantien ?

Le deuxième argument est en apparence plus solide. En apparence seulement. Le voici. En critiquant Israël, l’antisionisme nierait le droit du peuple juif de se constituer en communauté nationale et rejoindrait ainsi l’antisémitisme comme discrimination infligée à un peuple. Pourtant, si l’on est de bonne foi, on sait bien que ce n’est pas le droit à l’existence d’Israël qui est contesté, mais la façon dont ce droit est conçu et mis en œuvre, au détriment du peuple palestinien.

La suite ici  : https://www.liberation.fr/debats/2019/03/11/antisionisme-et-antisemitisme-un-amalgame-honteux_1714388

17.03.19

Istacec

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