Après le Brexit, l’Europe ne doit pas mettre son drapeau dans sa poche


Après le Brexit

L’Europe a été largement le prétexte d’une protestation mêlant classes populaires et classes moyennes plutôt blanches, plutôt masculines, ayant en commun d’être hantées par l’idée d’un déclassement. C’est un phénomène présent partout, y compris aux Etats-Unis: Donald Trump a assis son succès aux primaires sur la volonté d’une marche arrière, d’un repli qui rétablirait celles et ceux qui se pensent en danger de déclassement dans une situation meilleure, dans un hier mythifié.


Nos dirigeants devraient poser à tous les États membres la question de confiance, afin que ne restent dans l’Union que les pays qui continuent d’y croire.

Au risque de contrarier celles et ceux qui, sur la planète souverainiste si fortement représentée en France, exultent, il faut d’abord rappeler ceci: le Brexit est principalement une mauvaise nouvelle pour le Royaume-Uni; la possibilité d’une rupture historique pour le pays.

Le Brexit est en effet un vote anglais. Ce n’est ni celui des Ecossais, ni celui des Irlandais du nord; lesquels vont, fort logiquement, pour les premiers, demander leur indépendance, afin notamment de rejoindre l’Union et, pour les seconds, envisager de rejoindre la République d’Irlande, membre de l’Union et qui entend le rester. David Cameron a donc toute chance, si l’on peut dire, de rester dans l’Histoire comme celui qui aura provoqué le détricotage d’un Royaume qui peut cesser d’être uni.

La suite de cet article de Jean-Marie Colombani ici : Après le Brexit, l’Europe ne doit pas mettre son drapeau dans sa poche | Slate.fr

25 06 16

Ana

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