Après les gilets jaunes, repenser les classes sociales


classes

 

La révolte contemporaine ravive les conflits de classes que certains croyaient éteints. Mais cette lutte ne reprend pas le chemin du passé, et pour l’analyser, il faut tenir compte de la nouvelle géographie des rapports sociaux, comme du processus de désintégration sociale dont on avait sous-estimé la gravité.

 

 


Si le mouvement des gilets jaunes est l’expression de l’affaiblissement des corps intermédiaires est-il pour autant le signe d’un déclin des classes sociales ? Ce mouvement, on l’a souvent souligné, semble, en effet, le réceptacle de revendications éparses et peu coordonnées, exprimées par des personnes au statut socioprofessionnel différent et qui ne partagent pas forcément les mêmes orientations politiques et les mêmes aspirations.

Cet ensemble disparate peut donner l’impression d’une non-classe sociale et renforcer les arguments de celles et ceux qui défendent, depuis le milieu des années 90, la thèse de «la mort des classes». Nous pensons au contraire que ce mouvement est avant tout le signe d’un renforcement des conflits de classe qu’il convient de saisir et d’interpréter à partir d’un cadre analytique renouvelé.

La suite icihttps://www.liberation.fr/debats/2018/12/20/apres-les-gilets-jaunes-repenser-les-classes-sociales_1699016

25.12.18

Istacec

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