Après un mois, le « shutdown » commence à affecter l’économie des Etats-Unis


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Soudain, le ton a changé. Le « shutdown », qui n’inquiétait pas grand monde en dehors de Washington et des employés fédéraux, devient un sérieux problème. Le premier à s’alarmer vraiment a été le président de JPMorgan, Jamie Dimon. « Si cela dure tout le trimestre, cela pourrait réduire la croissance à zéro, s’est inquiété mardi 15 janvier le patron de la banque américaine. Il faut régler cela, c’est avant tout une question politique. »

 


La Maison Blanche a estimé que le « shutdown » coûtait 0,1 point de PIB toutes les deux semaines. Standard & Poor’s a évalué ce chiffre à 3,6 milliards de dollars (3,1 milliards d’euros) il y a une semaine, soit 0,02 % du PIB des Etats-Unis. En réalité, explique Thomas Julien, économiste chez Natixis, « L’impact du shutdown n’est pas linéaire – une semaine n’a quasiment aucun effet, car on rattrape le travail manqué la semaine suivante, tandis qu’au bout d’un mois, c’est toute la machine qui se grippe. »

L’influence de Washington, qui était positive sur l’économie depuis le début de mandat de Donald Trump – baisses d’impôts, dérégulation – devient négative, avec un gouvernement divisé. Le « shutdown » ne serait qu’un avant-goût de la fin de mandat de Trump et le chaos à Washington pèse sur la confiance des Américains, comme en atteste une enquête de la Réserve fédérale publiée mercredi 16 janvier. C’est d’autant plus dommageable qu’après la peur financière de décembre, les derniers chiffres macroéconomiques plaident pour un atterrissage en douceur de l’économie plutôt qu’une récession.

Un « shutdown » devient grave lorsqu’on ne peut plus prendre l’avion. C’est encore possible aujourd’hui, mais les files d’attente s’allongent dangereusement dans les aéroports d’Atlanta (Géorgie) ou du Texas, en raison de l’absentéisme des agents chargés de contrôler les passagers (Transportation Security Administration, TSA). Celui-ci a plus que doublé par rapport à l’an dernier, atteignant 7,6 % en début de semaine : les inspecteurs sont en théorie réquisitionnés sans être payés, mais, privés pour la première fois de fiche de paie le 11 janvier, ils cherchent d’autres sources de revenu.

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20.01.19

Istacec

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