Assisterons-nous un jour à la disparition de Facebook ?


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La montée en puissance de Facebook est-elle inévitable ? SivaVaidhyanathan,  professeur d’étude des médias, ne miserait pas grand chose sur le déclin de Facebook. À ses yeux, seule une maigre minorité de personnes – les élites Nord-Américaines et d’Europe de l’Ouest – s’intéressant au sujet Facebook  pourraient s’en détacher partiellement.  « Mais je ne vois rien d’autre que plus de croissance et de dépendance à Facebook et WhatsApp et Instagram dans le reste du monde », confie l’auteur.

 


Facebook est devenu inévitable. C’est en tout cas le sentiment que l’on a lorsque, un goût amer en bouche, nous ouvrons notre application Facebook pour la quinzième fois de la journée. Ce n’est pas faute de savoir à quel point ce réseau est controversé, voire potentiellement néfaste. Et pourtant, rares sont ceux qui ont réussi à s’en défaire, malgré le nombre de scandales qui ont frappé le réseau social ces derniers mois, des très probables interférences de chatbots russesdans la campagne des dernières élections présidentielles américaines à la prolifération des « fake news »sur nos timelines en passant par le scandale Cambridge Analytica à la suite duquel des utilisateurs  particulièrement fâchés militaient pour la suppression de nos comptes en utilisant le hashtag #DeleteFacebook.

Facebook aurait pu être autre chose que cet espace addictif où l’on se sent traqué, monétisé, et où les algorithmes sont concoctés pour attiser nos réactions. En effet, le journaliste de The Atlantic Alexis Madrigal rappelle que dès la genèse du réseau social, Mark Zuckerberg était accusé de se moquer de l’opinion de ses utilisateurs. En 2006, alors que le PDG de Facebook venait d’ouvrir son réseau au monde (il était jusqu’alors réservé aux étudiants de Harvard, puis des universités de la Ivy League, de Standford et de la région de Boston) et d’initier le « fil d’actualité » que nous connaissons tous, un rejet violent de ce nouveau modèle a éclaté. En retour, les utilisateurs se sont entendus dire « Calmez-vous. Respirez. Nous vous entendons»

Sauf qu’en parallèle des 10 % d’utilisateurs menaçant, en 2006, de quitter Facebook pour protester contre la mise en place du fil d’actualité, suspecté de nuire au respect de la vie privée, l’engagement (les réactions suscitées par la publication) a doublé. Et le nombre d’utilisateurs n’a cessé de progresser. Pourquoi alors écouter la minorité qui se plaint si les données montrent que le nombre d’utilisateurs augmente ? Aux yeux de Siva Vaidhyanathan, c’est bien cette mentalité qui a façonné la relation de Mark Zuckerberg à ses utilisateurs.

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30.07.18

Istacec

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