Au 1er Mai, le travail doit changer, ou disparaître


le travail

Entre les « bullshit jobs », le chômage et les burn-out, il est temps de repenser le travail, toujours si central dans la société. Dans leurs essais respectifs, l’économiste Thomas Coutrot et le sociologue David Frayne se retrouvent sur ce constat, mais pas dans la manière d’en sortir.


A l’heure où le nombre de personnes en situation précaire est au plus haut – les « bullshit jobs », l’auto-entrepreneuriat ou encore le chômage entraînant leur lot d’angoisses et d’insécurité, tant matérielle que physique et psychologique – et où, dans le même temps, celles et ceux qui ont un travail à plein temps semblent parfois au bord du précipice – burn-out, bore-out, dépression… -, la critique du travail, pas nouvelle (Marx, Lafargue, l’Ecole de Francfort), connaît ces derniers temps un regain d’intérêt ; comme en atteste l’organisation de la journée « Tout le monde déteste le travail », en janvier, à Paris.

L’idée de plus en plus partagée dans la France d’un Emmanuel Macron souhaitant « libérer le travail » en le libéralisant toujours plus : « On vaut mieux que ça ». D’où cette question : comment sortir du carcan de ce que Hannah Arendt nommait la société de « travailleurs sans travail », où la plupart de ceux qui en ont un se voient, d’après l’économiste Thomas Coutrot, « harcelés, pressurés, déprimés, juste bons à [s’]endetter, à consommer et à polluer à outrance pour [se] sentir encore exister » ? Faut-il, dans ces conditions, continuer à faire avec, et si oui, comment ? Ou, alors, soyons fous – question de point de vue, on le verra -, imaginer un monde sans ?


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3.05.18

Istacec

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