Austérité : A l’écoute de l’Allemagne



 




 

Difficile de prédire l’ampleur du débat à venir, mais il est indéniable qu’il a pris le pas sur le précédent, où le poids de la dette était l’élément essentiel, conséquence de deux épisodes l’ayant considérablement alourdi, la réunification et la crise financière. Des formules sont d’ores et déjà recherchées afin d’éviter d’amender la Loi fondamentale… inutile de dire que les chancelleries européennes sont aux aguets, au cas où…




 

C’est avec une belle détermination que les autorités, au plus fort de la crise qui secouait l’Europe, ont inscrit dans les traités les ratios de déficit budgétaire et d’endettement public afin que l’on ne puisse plus revenir dessus. Les Allemands, qui ont présidé à la manœuvre, les ont même inscrits dans leur Loi fondamentale (leur constitution).

Dix ans ont passé, et comme prévisible ils posent problème. Mais comment défaire ce qui a été si strictement agencé pour se donner de l’air ? La modification des traités réclame l’unanimité et celle de la Loi fondamentale une majorité des deux-tiers au Bundestag. Ah, le travail a été bien fait !

Pourtant, c’est d’Allemagne que parviennent des velléités en ce domaine. Des réflexions sont engagées en vue d’assouplir les contraintes hier revendiquées, en vue de financer un programme d’infrastructures, la règle de l’équilibre budgétaire y faisant obstacle. Le nouvel économiste en chef du ministère des finances, Jakob von Weizsäcker, s’interroge ouvertement sur le sens que peut avoir une politique qui néglige la possibilité d’investir en empruntant gratuitement. Une réflexion qui n’est pas sans rapport avec les problèmes à répétition rencontrés par le modèle de développement économique allemand.

La suite ici :https://décodages.com/2019/04/30/a-lecoute-outre-rhin/#more-106373

4.05.19

Istacec

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