Aux Etats-Unis, la défense du droit à l’avortement peine à mobiliser






Alors que plusieurs États américains viennent de promulguer des lois anti-IVG, la contre-offensive des « pro-choice » est pour l’heure plus symbolique que significative.



Alyssa Milano n’a pas vraiment gagné son pari. Choquée par les lois restreignant drastiquement l’accès à l’avortement volontaire votées récemment dans plusieurs États (Alabama, Georgie, Missouri), cette comédienne et militante américaine, déjà réputée pour son engagement dans le mouvement #metoo, avait appelé, mi-mai, à une « grève du sexe » pour protester contre les atteintes aux droits des femmes.

Ce mode de contestation, particulièrement intime, lui a attiré quelques messages de sympathie, mais aussi pas mal de moqueries. En quoi se priver d’ébats amoureux devrait embarrasser les législateurs conservateurs à l’origine de ces textes, se sont interrogées nombre de femmes ? « Il s’agissait de lancer le débat »,a rétorqué l’actrice.

Depuis, le débat a certes pris de l’ampleur, y compris parmi les nombreux candidats démocrates à l’élection présidentielle de 2020, mais les effets concrets de la contre-offensive des « pro-choice » ne se font guère sentir. Des initiatives, moins intrusives, ont surgi, comme celle incitant au boycott des États concernés et des entreprises qui y font affaire.

Mais aussi classiques soient-ils, ces appels ont tout autant de mal à convaincre que l’audacieuse « sex strike ». Les mots-clés #boycottalabama (où une interdiction de l’IVG même en cas de viol ou d’inceste a été votée) ou #boycottgeorgia (où un nouveau texte pénalise l’interruption volontaire au-delà de six semaines de grossesse) semblent confinés au monde des réseaux sociaux.

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6.06.19

Istacec

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