Aux États-Unis, le pire est à venir




Trump est un idéologue de sa propre puissance qui, combinée à sa léthargie intellectuelle, contribue à faire de lui un petit potentat dont la susceptibilité peut atteindre des sommets si jamais le cours des événements ne suit pas la courbe de ses désirs.


​​​​​​L’image restera: celle d’un président illettré et analphabète brandissant comme un sceptre une malheureuse bible dont il se sert pour affirmer son autorité. Devant ce spectacle grotesque, Dieu –s’il existe– a dû se retourner dans sa tombe, et avec lui tous ses apôtres. À sa façon, Groucho Marx n’aurait pas fait mieux. Trump, et c’est sa force, sa seule peut-être, ne recule devant aucun interdit: cet homme est capable des pires bassesses pour assurer sa réélection.

Il y a une chose dont nous devons tous être convaincus: s’il venait à être battu aux prochaines élections, Trump n’accepterait jamais le verdict des urnes et refuserait de se démettre. Il inventera mille complots, convoquera mille théories fumeuses pour éviter de se retrouver à la porte de la Maison-Blanche. Et en dernier recours, il n’hésitera pas à appeler à l’insurrection populaire afin de se maintenir à son poste. La perspective de dizaines de milliers de morts, d’un pays à feu et à sang, d’un embrasement généralisé ne le fera pas reculer. Il ira au bout de sa logique, quitte à finir en martyr ou en prison.

C’est le propre des natures mégalomanes qui puisent dans leur narcissisme maladif l’origine de leur volonté: la défaite n’est vue que comme l’apanage des faibles, et s’y résoudre reviendrait à nier le fondement même de leur personnalité.

Trump est un idéologue de sa propre puissance qui, combinée à sa léthargie intellectuelle, contribue à faire de lui un petit potentat dont la susceptibilité peut atteindre des sommets si jamais le cours des événements ne suit pas la courbe de ses désirs.

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4.06.20

Istacec

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