Aux Etats-Unis, une semaine sur la planète impeachment








Les auditions publiques se poursuivront la semaine prochaine à la chambre basse du Congrès. Mercredi, le chargé d’affaires en Ukraine William Taylor, qui a remplacé Yovanovitch, a déclaré avoir appris par l’entremise d’un autre ambassadeur, que Trump avait posé l’ouverture d’une enquête sur Biden comme condition au déblocage d’une aide militaire destinée à l’Ukraine. Son audition a été suivie par près de 14 millions d’Américains, selon le cabinet Nielsen.





Donald Trump l’avait évoquée avec assez peu d’élégance dans sa fameuse conversation téléphonique avec le président ukrainien du 25 juillet : «L’ancienne ambassadrice américaine, la femme, c’était une mauvaise nouvelle… Il va lui arriver des choses.» Marie Yovanovitch, rappelée brutalement à Washington en mai après trois ans en poste à Kiev, était entendue vendredi au Congrès dans l’enquête en destitution qui menace le président américain, point d’orgue d’une semaine agitée sur la planète impeachment, avec le lancement des premières auditions publiques et télévisées de témoins.

Vendredi, Trump n’a pas pu s’empêcher d’attaquer à nouveau la diplomate en plein pendant son audition télévisée : «Partout où Marie Yovanovitch est passée, les choses ont mal tourné», a tweeté le Président, une heure après le début de son témoignage. «Elle a débuté en Somalie, et regardez comment ça s’est terminé», a-t-il osé ajouter, avant de défendre son «droit absolu» de choisir ses ambassadeurs. «Je ne crois pas avoir de tels pouvoirs, ni à Mogadiscio en Somalie, ni ailleurs», a répondu Yovanovitch, appelée à réagir en direct par le démocrate Adam Schiff, qui a interrompu son interrogatoire pour lui lire les tweets du président. Elle a ajouté en pesant ses mots : «C’est très intimidant.» «Certains d’entre nous ici prenons très au sérieux l’intimidation de témoins», a embrayé Schiff.

Juste avant le début de l’audition, vendredi matin, la Maison Blanche a diffusé la retranscription de la première conversation entre Donald Trump et son homologue ukrainien, le 21 avril, juste après l’élection de ce dernier. Dans le but, sans doute, de souligner à quel point les deux hommes avaient, à l’époque, tenu des propos inoffensifs. Mais outre les échanges d’amabilité d’usage et une invitation à Washington pour le nouveau président, ce transcript vient contredire… le compte rendu qu’en avait fait la Maison Blanche elle-même. Nulle mention, comme affirmé précédemment, de la demande de Trump de «mise en œuvre de réformes pour renforcer la démocratie et déraciner la corruption». Nulle mention, non plus, du «soutien indéfectible des Etats-Unis envers la souveraineté ukrainienne et son intégrité territoriale».

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17.11.19

Istacec

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