De Madrid à Barcelone, aux sources d’une panique hispanique


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Ils sont artistes. Citoyens espagnols, catalans ou castillans. Européens. Tous sonnés par l’accélération soudaine d’un divorce sans consentement mutuel. Sommés de choisir leur camp dans une séparation qui se joue des frontières politiques. Avec cette interrogation commune : comment trente ans de démocratie ont-ils pu conduire à une telle tension ?


Rosa Montero a tranché. Ce n’est pas un drapeau espagnol qu’elle va accrocher, comme ses voisins, au balcon de son appartement situé dans le quartier résidentiel huppé de Madrid. Non, l’écrivaine préfère sortir des chiffons blancs. Le blanc, c’est la couleur choisie par les partisans du dialogue entre gouvernements espagnol et catalan lorsqu’ils ont défilé dans les rues de la capitale, une semaine après le référendum controversé sur l’indépendance. Une concertation populaire organisée le 1er octobre de façon unilatérale et donc illégale par la Généralité, l’autorité régionale catalane, et son président, Carles Puigdemont. Motif : le refus de Madrid de négocier un élargissement de l’autonomie de la province, réclamé depuis plusieurs années par ses administrés. Les artistes sont d’abord citoyens – comment regardent-ils, des deux côtés, ce gouffre qui est en train de se creuser au centre du territoire espagnol ?

L’écrivain Antonio Muñoz Molina, membre de l’Académie royale espagnole, a lui aussi procédé à une autocritique, certes moins impitoyable, de la société espagnole. Originaire d’Andalousie, il est l’un des auteurs contemporains les plus prisés en Espagne et partage aujourd’hui sa vie entre Madrid et New York. En Andalousie comme en Catalogne, il voit dans les régionalismes « une forme de sentiment romantique d’appartenance irrationnelle à un peuple ».


La suite ici : Catalogne : de Madrid à Barcelone, aux sources d’une panique hispanique – Le monde bouge – Télérama.fr

30.10.17

Istacec

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