«Avec la tech est né un monde où certains s’enrichissent et les autres pas du tout»








L’ancien dirigeant d’Airbus met en garde contre le pouvoir de l’économie numérique qui s’affranchit des Etats comme du droit. Loin de redistribuer le capital, les nouvelles technologies rompent le pacte démocratique fondamental qui veut que la richesse se répande.




Ancien vice-président d’Airbus après avoir travaillé pour le ministère de la Défense et le Quai d’Orsay, notamment sur les questions de technologie, Philippe Delmas a développé une activité de stratège économique qui l’a conduit à réfléchir au pouvoir des nouvelles technologies. Un pouvoir implacable et doux. La tech ou l’efficacité pour seule valeur, titre de son dernier ouvrage, qui finit par laminer les démocraties.

Pourquoi s’intéresser aux conséquences politiques des nouvelles technologies ?

Parce que les systèmes de la tech échappent de la même manière aux Etats que les moyens de la dissuasion nucléaire. Ce qui m’avait frappé quand je travaillais sur les questions de défense, c’est que les gouvernements, notamment aux Etats-Unis et en Russie, n’avaient plus la main sur les outils de la dissuasion. Il a fallu attendre la fin de la guerre froide et les enquêtes approfondies lancées par Jimmy Carter pour réaliser à quel point le système avait déliré. Et la tech, dans ses applications gouvernementales, a suivi le même chemin, avec un progrès technique formidable, géré uniquement par des techniciens, persuadés de bonne foi de faire ce qu’il faut pour l’intérêt de leur pays. Ils ont perdu de vue les enjeux politiques d’équilibre social et de respect de chacun.

La suite ici :https://www.liberation.fr/debats/2019/11/12/philippe-delmas-avec-la-tech-est-ne-un-monde-ou-certains-s-enrichissent-et-les-autres-pas-du-tout_1762956

14.11.19

Istacec

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