Banksy, le Mur et la Palestine


Palestine

Les quatre catégories de Palestiniens, définies par Israël sur le territoire de la Palestine historique, sont bien décrites entre les Arabes d’Israël, les résidents de Jérusalem-Est, les habitants de Cisjordanie et ceux de la bande de Gaza, chacune dotée d’un statut différent pour briser toute unité nationale.


Banksy est parvenu à préserver son anonymat malgré la célébrité planétaire de ses créations. Il n’a en revanche jamais caché son engagement en faveur de la cause palestinienne. Il est vrai que le Mur élevé par Israël, à partir de 2002, en territoire palestinien occupé, offrait à sa créativité un espace privilégié. Sa fillette aux ballons, qui s’envole symboliquement tout près du check-point de Qalandia, principal point d’accès à Ramallah depuis Jérusalem, a fait le tour du monde. Elle est l’une des neuf œuvres réalisées en 2005 par Banksy, pour marquer le premier anniversaire du jugement de la Cour internationale de justice de La Haye sur l’illégalité du Mur israélien. Dix ans plus tard, l’artiste s’était infiltré par un des tunnels d’accès à Gaza et avait diffusé une vidéo à l’humour grinçant, feignant de promouvoir le « tourisme » dans ce territoire ravagé par les hostilités.

Banksy a donné une nouvelle dimension à son engagement en ouvrant, en mars 2017 à Bethléem, un hôtel « emmuré », puisque telle est la traduction littérale de Walled-Off. L’inauguration de l’établissement a été marquée par une performance à distance d’Elton John sur le piano-bar. Toujours friand de commémorations, Banksy souhaitait marquer le centenaire de la déclaration Balfour, par laquelle le Royaume-Uni s’était engagé à favoriser « un foyer national pour le peuple juif en Palestine », ouvrant la voie à l’implantation sioniste dans ce territoire jusque là ottoman. Financé par l’artiste, cet hôtel-manifeste affirme réinvestir ses bénéfices dans des projets locaux, non loin de différentes boutiques où les créations de Banksy étaient depuis longtemps recyclées, libres de droits, en cartes postales, T-shirts et autres « souvenirs ».


La suite ici : Banksy, le Mur et la Palestine

5.03.18

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.