Belgique, à la recherche du fédéralisme impossible


fédéralisme impossible

   

 

 

Le fédéralisme belge est unique au monde et il a de particulier qu’il se caractérise par un phénomène de  » déconstruction « . Là, où en général des pays ou des régions s’associent pour  » faire mieux ensemble « , chez nous, les partenaires se dissocient, espérant  » faire mieux seul dans son coin « .

 

La classe politique s’étonne donc du fait qu’elle a rendu la Belgique ingérable. En fait, une petite partie de la classe politique. Derniers sujets où certains constatent que la Belgique dysfonctionne : la mobilité et les soins de santé. 

Il est à noter que le souhait d’une hypothétique refédéralisation se fait toujours entendre depuis le fédéral, jamais depuis les régions ou communautés. Révélateur.

La Belgique fédérale actuelle souffre de trois défauts de conception originels, qui fait que le système devient de plus en plus difficile à faire fonctionner :

Le modèle s’est développé sans que l’on ne choisisse entre un fédéralisme centré sur les communautés (l’option flamande) et un fédéralisme basé sur les régions (option wallonne et ensuite également bruxelloise) ; tant qu’il y avait peu de compétences à répartir, cela n’était pas trop grave, c’est à présent un handicap majeur.

Il n’y pas de  » hiérarchie des normes « , en clair, il n’y pas de chef/parlement/gouvernement qui tranchent in fine. Aucun gouvernement ne peut dicter sa conduite à un autre. Tout est censé se prendre  » en concertation  » mais rien n’est prévu en cas d’échec de cette concertation.

La Belgique est devenue la seule démocratie fédérale où il n’y a plus de partis nationaux, à la différence notamment de la Suisse ou du Canada. Chacun n’est donc responsable que vis-à-vis de  » sa  » partie de population.

La suite ici :Belgique, à la recherche du fédéralisme impossible

12.06.18

Istacec

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