Benyamin Netanyahu ou l’inquiétante droitisation d’Israël






Le Benyamin Netanyahu de 2019 apparaît comme un mélange de Trump et de Poutine. Il a le talent marketing du premier et l’inflexible résilience du second, sans oublier le parfait cynisme et l’amoralité des deux. Bibi et Trump sont tout à la fois, les symptômes et les facteurs aggravants de la crise qui affecte les modèles démocratiques, favorisant en leur sein le développement de comportements de types mafieux.




Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a toutes les chances de se succéder à lui-même le 9 avril prochain. Il est porté par la sociologie d’un pays qui, sous son impulsion, flirte de plus en plus avec les démocraties illibérales.

« Une semaine est une éternité en politique », disait l’ancien Premier ministre britannique Harold Wilson. C’est une formule qui invite à la prudence. Pourtant, à un peu plus de deux semaines des élections du mardi 9 avril en Israël, les jeux semblent faits pour une majorité d’Israéliens qui appartiennent à l’opposition libérale de centre gauche. À moins d’un miracle de dernière minute, « c’est encore raté » pour eux. Benyamin Netanyahu et la coalition de droite, d’extrême droite et de petits partis religieux qu’il réunit autour de sa personne, vont l’emporter une fois de plus.

Le fait qu’il fasse l’objet de poursuites judiciaires pour corruption ne semble pas le déstabiliser outre mesure. Au contraire l’audace d’un juge, qui prend au sérieux ses responsabilités, semble avoir galvanisé le noyau dur de ses partisans. Dans la tourmente « Bibi » a fait preuve de sang-froid et de culot, animé comme il semble l’être, par la conviction qu’il est le seul à pouvoir guider et mener à bon port Israël, dans le chaos du Moyen-Orient et du monde. Cette certitude semble partagée par son électorat, qui vote davantage pour l’homme que pour ses idées ou pour son parti

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28.03.19

Istacec

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