Bodyware: apparences hybrides



Le corps est un outil qui permet à la fois de jouer de son apparence, de son identité et de son appartenance. Il permet autant l’affirmation de soi – dire aux autres qui je suis, se projeter vers l’extérieur -, que la construction de soi : il est la charpente de son identité permettant de se projeter vers l’intérieur de soi. En cela, il est à la fois un vecteur esthétique et politique.

Dans ce domaine des apparences, qui va de la beauté à l’émotion, des normes sociales à l’individualisme, du maquillage aux textiles connectés en passant par le bodyhacking… nous sommes confrontés à des usages, des innovations, des détournements non structurés, qui sont d’abord et avant tout le fait des usagers. Ce sont eux qui réinventent avec la matière numérique leurs projections et constructions identitaires. Le numérique permet de renforcer l’affirmation ou la disparition de son identité, de son apparence, de ses appartenances et de ses engagements. Le débordement du numérique dans et sur le corps permet à la construction identitaire et normative de trouver de nouvelles ressources pour se projeter et s’affirmer. Comme le souligne le psychiatre et psychanalyste Serge Tisseron : « la culture numérique, avec la possibilité de démultiplier les identités sur Internet, s’accompagne de la conviction qu’elle est une fiction tributaire des interactions entre les différents membres d’un groupe à un moment donné. Chacun devient multi-identitaire. Une nouvelle normalité s’impose dont la plasticité est la valeur ajoutée, tandis que l’ancienne norme du ‘moi fort intégré’ fait courir le risque d’un défaut d’adaptabilité ».

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Ana

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