Brexit : amer compromis pour l’Europe








Boris Johnson ne cache pas son intention de concurrencer l’Europe en pratiquant le dumping fiscal, social et environnemental. L’engagement britannique à respecter des « règles de concurrence équitables », maintenu dans la déclaration politique annexée à l’accord, n’est pas contraignant. Le défi du Brexit ne s’éteindra pas avec un « deal ». Les négociations commerciales qui suivront devront empêcher l’édification d’un paradis fiscal aux portes de l’Europe.




La décision des Britanniques de quitter l’Union européenne représente une régression pour le continent et traduit un échec collectif. Mais, acquise à 51,9 % en juin 2016, elle doit être respectée. L’accord sur les modalités de ce départ, conclu jeudi 17 octobre à Bruxelles, prévoit une rupture nette, un Brexit plus dur que celui, flou, qui avait été vendu aux électeurs.

Mais, face à la menace d’un « no deal », il représente sans doute la moins mauvaise façon de traduire dans les faits ce divorce douloureux dont les citoyens des vingt-sept pays de l’Union, mais plus encore ceux du Royaume-Uni, vont faire les frais.

l ne s’agit certainement pas du « très bon accord à la fois pour l’UE et le Royaume-uni » vanté par Boris Johnson. Mais, pour le premier ministre arrivé au pouvoir il y a moins de trois mois, il représente, au moins dans l’immédiat, un indéniable succès politique. Quant aux vingt-sept Etats de l’UE, ils ont sauvé l’essentiel : l’intégrité du marché unique et l’invisibilité de la frontière entre les deux Irlandes.

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19.10.19

Istacec

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