Brexit : danger populiste au Royaume-Uni







Après avoir essuyé plusieurs revers au Parlement de Westminster, le premier ministre britannique, Boris Johnson, présente les parlementaires comme des traîtres au Brexit voulu par le peuple. Une stratégie risquée.





Six semaines ont suffi. Arrivé en fanfare au pouvoir fin juillet, le flamboyant Boris Johnson vient d’échouer lamentablement son examen de passage devant l’institution-clé de la plus vieille démocratie du monde, le Parlement de Westminster. Dès la rentrée parlementaire, mardi 3 septembre, il a perdu sa faible majorité et, dans la foulée, a été humilié par le vote d’une motion permettant aux députés de lui ravir la maîtrise de leur ordre du jour.

L’impasse est telle que M. Johnson a été contraint d’annoncer des élections législatives anticipées pour le 15 octobre. Nouvel échec : il n’a pas obtenu la majorité requise des deux tiers. L’opposition travailliste est bien décidée à ne pas tomber dans son piège qui consisterait, une fois le principe du scrutin avalisé, à oublier le texte exigeant un report du Brexit ou à reporter le vote au-delà du 31 octobre, une fois le divorce consommé avec l’UE. Pour le Labour, pas question d’accepter des élections tant que la proposition de loi destinée à éviter une sortie de l’UE sans accord n’est pas votée et promulguée.

Nouvel épisode cinglant d’une lutte séculaire au Royaume-Uni, l’affrontement entre le premier ministre et les députés porte à leur paroxysme les tensions générées par le référendum de 2016 sur le Brexit. En votant pour sortir de l’UE contre l’avis de Westminster, les Britanniques ont affaibli la démocratie parlementaire, pierre angulaire de leurs institutions.

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8.09.19

Istacec

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