Brexit: la démission de David Cameron laisse un système politique en lambeaux


démission de David Cameron

Finalement, les seuls vainqueurs du Brexit sur le plan politique pourraient être ses adversaires les plus déterminées : les nationalistes écossais du SNP. La victoire nette du « Remain » en Écosse devrait renforcer clairement le positionnement de ce parti qui lutte pour une Écosse indépendante et dans l’Union européenne.


Le premier ministre britannique a annoncé qu’il quitterait son poste dans les trois mois. Il a clairement perdu son pari de sortir renforcé du référendum, mais son successeur devra faire face à un système politique profondément secoué par le scrutin du 23 juin.

Logiquement, David Cameron a annoncé sa démission du 10, Downing Street ce 24 juin au matin dans les trois mois. La défaite du vote pour demeurer dans l’Union européenne est, en effet, avant tout la sienne. Le premier ministre conservateur a trop présumé de lui-même et de sa stratégie. Pour asseoir sa domination sur le parti conservateur et pour réduire l’influence grandissante du parti europhobe UKIP qui grignotait l’électorat tory, David Cameron avait conçu l’idée de ce référendum. Son pari était simple : remporter le scrutin après avoir encore un peu détaché le Royaume-Uni de l’UE pour convaincre les Eurosceptiques conservateurs. Une fois le Brexit enterré, l’UKIP perdait sa raison d’être et l’opposition eurosceptique tory n’aurait plus eu qu’à rentrer dans le rang.

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24 06 16

Istacec

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