Brexit : « Enough is enough »


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Telle une Rolls-Royce dont les freins auraient lâché et qui, inexorablement, glisserait le long d’une route en pente vers l’abîme, la Grande-Bretagne s’enfonce un peu plus dans la crise du Brexit. Le rejet, mardi 15 janvier, par la Chambre des communes de l’accord de retrait de l’Union européenne conclu par le gouvernement de Theresa May avec Bruxelles était certes attendu, mais l’ampleur du vote négatif (432 non, contre 202 oui) donne une nouvelle dimension à la gravité de la situation.

 

 


Voici donc, deux ans et demi après le référendum par lequel 51,9 % des électeurs britanniques ont décidé de se séparer de l’UE, dix-huit mois après le début des négociations entre Londres et Bruxelles sur les modalités de ce retrait, la Grande-Bretagne revenue pratiquement à la case départ, sans perspective claire de ce que sera la prochaine étape dans cet épuisant processus. Pour paraphraser Theresa May, les députés ont exprimé clairement ce dont ils ne voulaient pas, mais on ne sait toujours pas ce qu’ils veulent.

Deux conclusions de cette nouvelle crise dans la crise s’imposent. La tentation est grande, mais les Britanniques ne doivent pas attendre de l’Europe qu’elle règle leurs difficultés politiques internes. L’évolution de l’affrontement intra-britannique sur le Brexit révèle un problème crucial, celui du questionnement de la représentativité démocratique. Qui exprime légitimement, dans ce cas précis, la volonté populaire ? Le référendum de 2016, provoqué par des charlatans qui ont disparu de la circulation ? Les députés, élus en 2017 ? Les sondages, qui accordent depuis quelques mois une majorité aux partisans du maintien dans l’UE ?

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17.01.19

Istacec

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