Brexit : l’« outrage constitutionnel » de Boris Johnson






Ce n’est pas seulement la fierté de Westminster et la réputation du Royaume-Uni comme bastion de la démocratie représentative qui sont en jeu dans ce nouveau coup d’éclat de Boris Johnson. Il cherche à exacerber la polarisation au sein de l’opinion britannique, que la question du Brexit a douloureusement divisée depuis trois ans, et à jouer le peuple contre le Parlement. C’est le propre du populisme.




Il y a plusieurs Boris Johnson. Il y a le pur produit de l’élite britannique, qu’il est intrinsèquement. Il y a le bouffon, qui a fait rire de bon cœur lorsqu’il était maire de Londres. Il y a le menteur, qui n’a pas hésité à faire campagne pour le Brexit en 2016 sur des arguments fallacieux. Il y a le dilettante, chef de la diplomatie de passage dans le gouvernement de Theresa May. Il y a l’homme d’Etat courtois et responsable que l’on a vu au G7 à Biarritz.

Et puis il y a le premier ministre populiste, cynique et brutal, décidé à tout, y compris à forcer la reine à suspendre la démocratie parlementaire britannique, pour parvenir à ses fins : faire sortir le Royaume-Uni de l’Union européenne le 31 octobre. Cette sortie se ferait « coûte que coûte », avait-il promis en prenant ses fonctions.

Mercredi 28 août, Boris Johnson a montré son vrai visage : « coûte que coûte », cela peut vouloir dire se passer de Westminster. Faire taire les élus du peuple, ces députés qu’il ne contrôle pas, car il n’a techniquement qu’une voix de majorité à la Chambre des communes, et qui menacent de tout faire dérailler.

La suite ici : Brexit : l’« outrage constitutionnel » de Boris Johnson

30.08.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.