Brexit, le paradis – fiscal – perdu ?





Les perspectives économiques liées à la possibilité d’un Brexit dur sont plutôt moroses. En cas de No Deal, le PIB britannique s’écraserait, selon un récent rapport de la Banque d’Angleterre, de 8% au cours de l’année 2019 et il faudrait, au bas mot, 6 ans pour que la production britannique retrouve le niveau de décembre 2018[3]. Face à cette perspective peu réjouissante, la droite pro-Brexit mise sur un renforcement de l’attractivité fiscale du Royaume-Uni.



Le Brexit agite, c’est bien connu, le landerneau politico-médiatique. Depuis quelques temps, une rumeur circule au sein des rédactions. La sortie du giron de l’Union européenne devrait contribuer à aire du Royaume-Uni « le plus grand paradis fiscal du monde »[1]. Il s’agit, en réalité, de la grande espérance des milieux de droite pro-Brexit outre-Manche. C’est ainsi que Dominique Raab, ex secrétaire d’État à la Sortie de l’Union européenne, déclarait dans les pages d’un grand quotidien qu’en cas de Brexit dur, les firmes multinationales se verraient octroyer de généreuses réductions d’impôt[2].

Les propos de l’ancien ministre du Brexit se situent dans la lignée de la politique menée par les gouvernements de Gordon Brown, David Cameron et Theresa May (I et II). On fera cependant remarquer que les perspectives économiques liées à la possibilité d’un Brexit dur sont plutôt moroses. En cas de No Deal, le PIB britannique s’écraserait, selon un récent rapport de la Banque d’Angleterre, de 8% au cours de l’année 2019 et il faudrait, au bas mot, 6 ans pour que la production britannique retrouve le niveau de décembre 2018[3]. Face à cette perspective peu réjouissante, la droite pro-Brexit mise sur un renforcement de l’attractivité fiscale du Royaume-Uni.

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12.03.19

Istacec

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