Brexit : une illusoire « libération »






Boris Johnson, nouveau premier ministre, affirme depuis son entrée en fonctions que la sortie de l’UE permettra au Royaume-Uni « de faire les choses [que son pays] n’avait pas le droit de faire depuis des décennies ». Pas si simple…



Enfin libre ! Ou presque… A peine arrivé au 10 Downing Street, Boris Johnson tente de faire croire que la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) sera une bénédiction et que, débarrassé du carcan de Bruxelles, le pays va enfin pouvoir renouer avec son glorieux passé de nation conquérante et créative. Ces lendemains qui chantent font partie intégrante de la stratégie jusqu’au-boutiste choisie par le nouveau premier ministre britannique : le Brexit se fera « do or die » – coûte que coûte – même au prix d’une sortie brutale, sans accord sur les modalités. Qu’importe ! Puisque, la prospérité sera au bout de la route. Voire.

Quitter l’UE permettra « de faire les choses qu’on n’avait pas le droit de faire depuis des décennies, de créer des emplois, de libérer la créativité et l’innovation », assure Boris Johnson. Créer des emplois ? N’est-ce pas ce qu’a fait le Royaume-Uni ces dernières années, comme l’atteste un taux de chômage de moins de 4 % ?

Le premier ministre veut ensuite mettre fin à la politique d’austérité menée par un gouvernement auquel il a appartenu. Etant donné que le Royaume-Uni n’est pas dans la zone euro, on ne voit pas très bien quelles contraintes extérieures ont empêché le pays de pratiquer la relance budgétaire qu’il prône aujourd’hui. Disposant de sa propre monnaie et de sa propre banque centrale, Londres a toujours eu toute latitude pour dévaluer sa devise ou creuser son déficit, sans demander la permission à Bruxelles.

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1.08.19

Istacec

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