Le « Bureau des légendes » ou jouir de la surveillance


Bureau des légendes

On peut se demander si ces points de jouissance qui s’active quand on évoque la surveillance ne sont pas une des raisons pour lesquelles il est si compliqué de mobiliser l’opinion publique – et les représentants politiques – sur les dangers de ces technologies quand leur usage par les services n’est pas contrôlé au plus près ?


Ce week-end, j’ai « binge-watché » (regardé d’un trait, comme on avale d’un trait une bouteille d’alcool pour atteindre plus vite l’ivresse) la saison de 3 du « Bureau des légendes ». C’était un peu dommage, parce qu’il faisait beau – mais ça m’a permis de comprendre quelque chose, que je vais essayer d’exprimer le plus clairement possible.

Le Bureau de légendes, c’est la série de Canal Plus qui raconte la vie du département de la DGSE chargé de former des clandestins et de les envoyer là où c’est nécessaire, département surnommé « bureau des légendes » car être clandestin, c’est se créer et vivre sous une légende. Bien sûr, il s’agit d’une fiction (et les fils narratifs qui constituent la série sont clairement fictionnels) mais son créateur Eric Rochant tente de coller le plus possible aux méthodes de la DGSE, comme il l’avait fait avec celles du Mossad – les services secrets israéliens – dans son formidable film « Les Patriotes ». Ainsi, les gens de la DGSE interrogés sur la série le disent : ça ressemble à la fois beaucoup et pas du tout à leur quotidien.
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30.06.17

Ana

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