Cachemire : sortir du silence





Blocage des communications, près de 4 000 personnes arrêtées ou assignées à résidence… Depuis que New Delhi a révoqué l’autonomie du Cachemire indien, la colère gronde. Si la situation s’aggrave, le mutisme des démocraties occidentales pourrait vite devenir intenable.




Circulez, il n’y a rien à voir ! Alors que la vallée du Cachemire indien vit sous un couvre-feu drastique et inédit, isolée du reste du monde depuis bientôt quatre semaines, Donald Trump a déclaré le 26 août au sommet du G7 de Biarritz que le premier ministre indien, Narendra Modi, « avait l’impression » d’avoir la situation sous contrôle, ajoutant qu’il ne voyait pas l’intérêt de s’impliquer dans cette crise.

Emmanuel Macron tient un discours similaire, affirmant à l’issue de son entretien avec M. Modi, jeudi 22 août, en marge du G7, que le dirigeant indien lui avait fait part « des changements auxquels il avait procédé, qui relèvent de sa pleine souveraineté pour ce qui est des aspects juridiques, et de son engagement très ferme à maintenir la stabilité dans la région ». La crise au Cachemire ne figurait nulle part dans la déclaration conjointe publiée par la France et l’Inde. M. Macron a toutefois précisé devant la presse que la France demeurerait « attentive à ce que les intérêts et les droits des populations civiles soient dûment pris en compte dans les territoires de part et d’autre de la ligne de contrôle », à savoir en Inde et au Pakistan.

Les nouvelles en provenance de la région sont rares, ce qui laisse présager le pire. En 2010, des formes de torture particulièrement atroces avaient été révélées. De nombreux cas de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires ont également été recensés depuis le début de l’insurrection au Cachemire, à la fin des années 1980.

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29.08.19

Istacec

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