Catalogne: les leçons paradoxales d’un scrutin


leçons paradoxales

Gouvernement indépendantiste sans indépendance, républicains sans République, unionistes sans union : telles sont les leçons paradoxales de ce scrutin. Mais que l’on considère la force persistante de l’indépendantisme ou celle, plus récente, de Ciudadanos, les Catalans dans leur ensemble, fidèles à leur histoire, semblent bien décidés à prendre la tête d’un renouveau profond de la vie politique espagnole.


Au lendemain des élections régionales en Catalogne du 21 décembre, la vie politique semble avoir accompli une complète révolution, au sens astronomique du terme, c’est-à-dire un retour à la situation issue des urnes en septembre 2015 : une majorité de sièges indépendantistes au Parlament, mais une majorité de voix unionistes. La constance de ce résultat rappelle, à ceux qui considéraient l’indépendantisme comme une fièvre passagère attisée par des responsables politiques incendiaires, la profondeur de la crise catalane. Pourtant, des choses ont changé.

D’abord, l’État espagnol s’est montré plus fort que ne l’attendaient les indépendantistes avec son opposition à toute forme de dialogue hors du cadre constitutionnel de 1978 et l’application sans grand remous de l’article 155 qui prévoit une mise sous tutelle de la Généralité de Catalogne. Mais l’effondrement du Parti Populaire dans le Principat semble bien correspondre à un rejet massif de la gestion de la crise par Mariano Rajoy : en Catalogne, le PP est désormais identifié comme l’une des données du problème, certainement pas comme sa solution.


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24.12.17

Istacec

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