Cessons l’environnementalisme. Faisons de l’écologie !






Et maintenant, que fait-on? Après plusieurs semaines de mobilisations de la jeunesse belge autour du climat, les débats commencent à s’ouvrir sur les actions à mettre en place. Toutefois, si une prise de conscience autour de la nécessité d’agir émerge, ce débat reste encore dominé par les tenants de l’utopie du passé, porteurs de dénis.



Le premier déni est celui qui fait reposer la transition sur… la croissance économique. C’est oublier que celle-ci est en baisse structurelle depuis 40 ans. C’est également refuser de voir que la croissance, à partir d’un certain seuil, n’amène plus de réduction des inégalités ni d’accroissement de prospérité. Des économistes comme l’anglais Tim Jackson l’ont à suffisance démontré. Sans parler de ses effets dévastateurs sur l’environnement, les autres espèces vivantes et le climat, forcément. Ce mythe de la croissance, trompeur, nous pousse donc dans la mauvaise direction.

Le second déni réside dans l’idée que la technologie va sauver le climat. Si la transition passera aussi par la technologie, parier uniquement sur les technologies du passé qui ont montré leurs limites ou sur d’hypothétiques technologies à venir est un leurre. La promotion du nucléaire en est l’exemple principal. De par l’accroissement de ses déchets – non traitables ! – et les difficultés croissantes d’extraction de l’uranium, sa ressource principale, cette énergie devient de plus en plus polluante. Certes, il faut rendre l’ensemble de nos technologies propres, compatibles avec les lois de la biosphère. Mais croire en elles comme sauveuse du climat, c’est continuer la fuite en avant. Plutôt que de s’attaquer aux causes et s’engager dans des réformes fondamentales, ces positionnements ne font en réalité que déplacer les problèmes.

La suite ici : Cessons l’environnementalisme. Faisons de l’écologie !

20.02.19

Istacec

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