«C’est peut-être faux mais ça aurait pu être vrai», le slogan de la post-vérité


faux

 

 

 

La vérité n’est plus aujourd’hui qu’une valeur parmi d’autres, qu’on peut juger parfaitement accessoire au nom de la défense d’autres valeurs plus légitimes.

 


Le terme «fake news» est un peu survendu. Pour être plus précis, il faudrait parler de «almost true news». Une fake news n’est jamais totalement fausse car elle aurait pu être vraie, ce qui prouve bien sa pertinence. Cas d’école : la semaine dernière, le responsable Etudes et argumentaires du Rassemblement national (RN), Jean Messiha, postait sur Twitter la photo de l’interphone d’un immeuble allemand (enfin, sa version photoshopée à la truelle). En haut à gauche, un Meier, et tout autour, uniquement des noms à consonance étrangère : Rashid, Wang, Abdul, Babukar… «Faites le choix du Rassemblement national si vous voulez éviter que votre immeuble soit remplacé», ajoute ce proche de Marine Le Pen.

Non, seulement, cette sonnette n’a jamais existé, mais en plus, elle circule sur Internet depuis quelques années sous diverses versions, espagnoles ou italiennes (Maier devient alors Martinez ou Vianello). C’est ce que fait remarquer à Jean Messiha un internaute. Pris la main dans le sac, le responsable RN ne se démonte pas. Bien au contraire : «Ça prouve que tous les peuples européens ont la même crainte. CQFD», répond-t-il

La suite ici  :Libération.fr

8.10.18

Istacec

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