Changement d’époque à l’Eurogroupe


Changement d'époque

Il fait partie, depuis 2015, d’un gouvernement qui s’appuie sur une alliance inédite entre socialiste et gauche radicale qui n’a pas hésité à tourner le dos, sans déséquilibrer les comptes publics, à une austérité qui frappait d’abord les plus fragiles.


Tout un symbole ! Les dix-neuf ministres des finances de la zone euro, réunis au sein de l’Eurogroupe, ont élu à leur tête, ce lundi, Mario Centeno, leur collègue portugais, pour succéder au socialiste néerlandais Jeroen Dijsselbloem qui a perdu son poste de ministre des Finances en octobre dernier. Pourquoi un symbole ? Car il fait partie, depuis 2015, d’un gouvernement qui s’appuie sur une alliance inédite entre socialiste et gauche radicale qui n’a pas hésité à tourner le dos, sans déséquilibrer les comptes publics, à une austérité qui frappait d’abord les plus fragiles. Avec le Premier ministre, Antonio Costa, Centeno n’a pas hésité à affronter la Commission et l’Eurogroupe en adoptant un budget qui s’éloignait de leurs recommandations en creusant temporairement le déficit pour mieux relancer l’économie avant de reprendre l’assainissement budgétaire.

Une politique couronnée de succès pour un pays qui a été placé sous tutelle de la zone euro entre 2011 et 2014 : le chômage est à son niveau de 2009, la croissance est au plus haute depuis 2000 et le déficit au plus bas depuis 43 ans… Cela a valu à Mario Centero d’être qualifié de « Cristiano Ronaldo de l’Ecofin » par Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances. Un compliment qui vaut son pesant d’austérité…


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6.12.17

Istacec

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