Chine, Inde, Birmanie : silence sur les musulmans persécutés



Face à la situation des minorités musulmanes dans ces pays, ni les indignations sélectives des Occidentaux ni l’indifférence des pays arabes ne peuvent se justifier.


Certaines infamies suscitent à juste titre des déluges de protestations, d’autres nettement moins. Qui se soucie vraiment des Ouïgours de Chine ? Des musulmans d’Inde ? Des Rohingya de Birmanie ? Ces trois populations minoritaires de pays asiatiques ont en commun d’être musulmanes, persécutées et quasi oubliées.

Dans la région du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, le régime de Xi Jinping entretient un vaste réseau de centres de détention secrets où sont retenues au moins 1 million de personnes appartenant à la minorité musulmane ouïgoure. Sous prétexte de lutte contre le terrorisme a été mise en place une politique d’internement de masse.

En Inde, pays à majorité hindoue, le gouvernement nationaliste de Narendra Modi a fait voter, le 11 décembre 2019, une réforme de la loi sur la nationalité qui empêche les seuls réfugiés musulmans d’obtenir des papiers.

Quant aux Rohingya, installés depuis des générations en Birmanie, pays à majorité bouddhiste, privés de citoyenneté depuis des décennies, 750 000 d’entre eux ont été expulsés vers le Bangladesh avec une violence inouïe en 2016 et 2017 par des « forces de sécurité » massivement accusées de meurtres, de viols et de destruction de maisons.

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25.01.20

Istacec

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