Cinéphilie 2.0: le salut par le web


Cinéphilie

Le web a rabattu les cartes : s’il a désacralisé la salle, il a aussi permis à une nouvelle génération érudite de partager une boulimie qui s’affranchit des genres et des chasses (longtemps) gardées par l’université.


C’est, sans mauvais jeu de mot, l’effet bulle du Festival de Cannes : pendant 10 jours, on a l’impression que la planète entière se mue soudainement en galaxie cinéphile. Mais que reste-t-il vraiment de cette passion, abreuvée par un long héritage en France, à l’ère des films sur commande et du speed-watching ?

S’il est un poncif qui a vécu, c’est bien l’assertion de François Truffaut, qui veut que « tout le monde [ait] deux métiers : le sien et critique de cinéma« . Car le cinéaste parlait alors d’une époque où le septième art avait sa place dans le débat public, moment où il n’avait pas encore déserté l’espace commun : une sortie en salle faisait événement, et les ciné-clubs parvenaient sans trop de peine à faire salle comble (il fallait parfois redoubler d’ingéniosité pour tromper la vigilance du caissier et obtenir sa place sur un vieux strapontin en méforme).

Est-ce une antienne décliniste facile, un constat théorique risquant à son tour le poncif, que de dire que ce tempslà est révolu ? Après tout, les salles françaises affichent sur le papier une santé revigorante, avec un nombre de billets écoulés qui dépasse en général les 200 millions par an. Si on compare le box office d’aujourd’hui à celui des décennies passées, on ne trouvera pas vraiment de quoi s’alarmer (il faut remonter aux années 1960 pour retrouver une fréquentation aussi haute) : la vidéo, le peer-to-peer, les offres de streaming légales comme illégales n’ont manifestement pas eu raison de la bonne vieille salle de cinéma.
La suite ici : Cinéphilie 2.0 : le salut par le web | Meta-media | La révolution de l’information

30.05.17

Ana

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.