Un cinquième de la jeunesse allemande décroché


jeunesse allemande

L’Allemagne, « premier de la classe » ? Certainement pas – le présumé « succès » allemand est chèrement payé. Par ceux qui évoluent dans la précarité, qui n’ont pas de lobby et ne peuvent pas se défendre. Et qui constituent, « effet secondaire » inquiétant, le vivier de la radicalisation d’aujourd’hui et de demain. 


Pendant 5 ans, l’Institut pour la recherche dans le domaine du marché de l’emploi et des métiers (IAB) a interrogé pour le compte de la Fondation Bertelsmann, 3180 enfants quant à leurs conditions de vie. De plus, pendant cette période, 15000 jeunes de plus de 15 ans ont également été interviewés. Le résultat, présenté cette semaine par la Fondation, est alarmant – l’Allemagne est en train de décrocher plus d’un cinquième de sa prochaine génération. Ainsi, le « modèle allemand » génère de la misère pour les jeunes concernés. A bien y regarder, ce « modèle » n’est pas un exemple à suivre.

Pour Jörg Dräger, le président de la Fondation Bertelsmann, la précarité est héréditaire. « Il est un fait qu’un enfant pauvre et privé de la participation à la vie sociale, a plus de chance d’échouer à l’école que les autres. Ceci amoindrit les chances de pouvoir mener une vie autodéterminée en se sortant de la précarité ». D’où sa recommandation en direction du monde politique : « La future politique sociale et des familles doit briser le transfert de la précarité d’une génération à l’autre. Les enfants ne peuvent pas se sortir de la précarité – et ils ont droit à une aide qui leur garantit une évolution positive et des chances égales avec les autres ».
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26.10.17

Istacec

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