Climat : faut-il taxer ou boycotter l’avion ?



 




 

L’urgence climatique impose de remettre sur la table ce sujet longtemps mis de côté. Faut-il taxer le transport aérien, boycotter l’avion, ou les deux ?




 

Les Suédois parlent de « flygskam ». Ils désignent ainsi la « honte de prendre l’avion », sentiment de culpabilité qui, là-bas se répand face à l’impact environnemental néfaste du transport aérien. Les autres langues n’ont pas inventé de néologisme semblable, mais partout en Europe, les questionnements autour de l’avion émergent à nouveau, depuis quelques mois, dans le débat public et médiatique. Les 1 500 jets privés affrétés pour le Forum économique mondial de Davos (Suisse), par exemple, ne passent plus aussi inaperçus qu’avant…

En France, le mouvement des gilets jaunes, qui proteste contre la hausse du prix du diesel, a rappelé que l’avion échappait historiquement aux taxes environnementales. Les appels à taxer le kérosène se multiplient, venant d’associations qui portent ce message depuis plusieurs années, comme le Réseau Action Climat, ou même de nos voisins européens, les Pays-Bas et la Belgique. En parallèle des appels à taxer, viennent ceux, de plus en plus nombreux, à boycotter. « Nous ne prendrons plus l’avion !», clame ainsi le manifeste de l’association Stay on the Ground.

Alors que fait-on ? Faut-il faire confiance aux calculs et aux promesses du secteur ? Limiter la vitesse et le nombre des avions ? Taxer le carburant au risque de faire augmenter le prix des billets ? Ré-investir massivement dans les trains ? Devancer les lois, renoncer aux escapades lointaines et revoir complètement notre définition du tourisme ? On a tenté d’y voir plus clair en répondant à ces cinq questions.

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5.05.19

Istacec

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