Climat : sauver la planète en préservant les libertés


sauver

 

 

Seul un sursaut politique venant des élus et des citoyens peut nous permettre de concilier sauvegarde de l’humanité et survie de nos valeurs démocratiques.

 


Deux cents personnalités ont répondu, en septembre 2018, à l’appel de l’astrophysicien Aurélien Barrau pour une action politiqueface au changement climatique. Quelques jours plus tôt, ce chercheur avait publié, dans le journal en ligne Diacritik, un « Appel face à la fin du monde ». Convaincu, comme tous les intellectuels qui ont participé au supplément « Idées » que nous publions avec cette édition, que « la catastrophe est déjà en cours » et qu’elle constitue « un crime contre l’avenir », Aurélien Barrau estime qu’il est désormais « vital que les décisions politiques drastiques – et contraignantes, donc impopulaires – soient prises ».

Le dilemme est vertigineux : faut-il renoncer à la démocratie pour endiguer le réchauffement climatique, ou attendre que celui-ci ait raison de la démocratie, voire de notre civilisation ? Car l’équation est malheureusement simple.

Le physicien américain Dennis Meadows, coauteur du rapport commandé par le Club de Rome, en 1972, qui alertait alors sur les dangers pour l’environnement de l’expansion démographique et économique, la résumait encore, en décembre, dans Le Monde : les problèmes engendrés par le changement climatique et la pollution exigent de déployer des mesures extrêmement coûteuses à court terme, mais dont les effets ne se mesureront pas avant des décennies. « Aucun homme politique ou parti ne remportera une élection avec un tel programme, concluait-il. C’est la limite de la démocratie, qui a échoué à traiter le problème environnemental. »

La suite ici : Climat : sauver la planète en préservant les libertés

6.01.19

Istacec

Laissez un commentaire

You must be connecté pour laisser un commentaire.