Combler le fossé peuple-élites









Comment réconcilier les «somewhere» et les «anywhere», ceux qui se sentent bien «partout» et ceux qui se sentent de «quelque part» ? Le best-seller de David Goodhart est enfin traduit. Pour cet ancien journaliste du Financial Times, créateur d’une revue d’idées respectée, Prospect, la vie politique des démocraties est désormais dominée par la division entre deux groupes.





Pour cet ancien journaliste du Financial Times, créateur d’une revue d’idées respectée, Prospect, la vie politique des démocraties est désormais dominée par la division entre deux groupes. Les anywhere sont des citoyens diplômés, plus aisés, même s’ils ne sont pas forcément riches, épanouis dans la société mondialisée, même s’ils gardent un attachement à leurs origines nationales ou locales, favorables au changement, même s’ils n’en épousent pas tous les aspects, tolérants avec les cultures venues d’ailleurs, indifférents ou positifs devant l’arrivée de nouveaux migrants, libéraux en matière de mœurs et de culture, solidaires sur le plan social mais sensibles à l’initiative individuelle et à la réussite.

Les somewhere sont moins diplômés, moins bien lotis, moins mobiles, attachés à leur enracinement local et national, plus méfiants à l’égard des changements sociaux et culturels, rétifs à l’immigration, plus sensibles à l’insécurité qui sévit dans certains quartiers, désireux de préserver leur mode de vie traditionnel, tentés par des formes de démocratie directe qui contournent la classe politique, adhérant toujours aux valeurs classiques du mérite, du travail, de l’autorité, de la famille et de la nation.

La suite ici :https://www.liberation.fr/debats/2019/11/12/combler-le-fosse-peuple-elites_1762964

15.11.19

Istacec

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